| Principaux effets secondaires et éléments de surveillance lors d'un traitement par interféron recombinant de type alpha-2a ou alpha-2b. L'administration se fait par voie sous-cutanée, à raison de trois injections par semaine pendant une durée qui varie généralement de 6 à 12 mois. On conseille généralement aux patients de réaliser ces injections les lundi, mercredi et vendredi en soirée. L'effet secondaire quasi systématiquement observé est le syndrome pseudo grippal (fièvre, sensation de fatigue, maux de tête, courbatures, douleurs articulaires) qui survient dans les heures qui suivent l'injection, voir le lendemain, et reproduit les signes que l'on présente lorsque l'on est infecté par le virus de la grippe. Ces symptômes sont le plus souvent bien contrôlés par la prise de paracétamol qui sera prescrit par votre médecin en même temps que sera faite la prescription d'interféron. Il est important de préciser que l'effet bénéfique du paracétamol apparaît environ 30 minutes à une heure après son ingestion orale et dure en moyenne 4 heures. Généralement, le syndrôme pseudo-grippal s'atténue au cours du temps lorsque le traitement est poursuivi. Les autres effets secondaires sont moins fréquents mais nécessitent une surveillance clinique et biologique systématique. En ce qui concerne la tolérance clinique, on note souvent une asthénie à la fois physique et psychique, et même voir apparaître des troubles de l'humeur à type de tendances dépressives ou une certaine irritabilité, voir des troubles du sommeil. Ces effets sur les fonctions supérieures peuvent avoir des répercussions négatives sur la vie sexuelle en diminuant notamment la libido. Le médecin est parfois amené à mettre en place un traitement anti-dépresseur lorsqu'il juge que le patient est susceptible d'en tirer le plus grand bénéfice pour mieux supporter un traitement qui est long (6 à 12 mois). L'interféron peut être toxique pour la moelle osseuse en appauvrissant celle-ci en une variété de globules blancs (les polynucléaires neutrophiles) et en plaquettes. Cela fragilise les patients vis-à-vis des infections bactériennes et favorise la survenue d'ecchymoses sur la peau. Ces effets régressent lors de la réduction de dose, voir de l'arrêt de l'interféron. Pour cette raison, il est nécessaire de faire contrôler régulièrement ces paramètres grâce à une prise de sang, et le médecin adaptera la dose d'interféron. |
FFETS
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La ribavirine, par le biais de l'anémie ou indépendamment d'elle, engendre souvent un essoufflement survenant le plus souvent à l'effort (par exemple lors de la montée d'escaliers) et un état de fatigue physique, bien que moins marqué que celui que l'on peut rencontrer avec l'interféron. L'humeur n'est généralement pas modifiée, mais des troubles du sommeil peuvent être présents. Des manifestations allergiques cutanées (démangeaisons, rougeurs, ...) ou oculaires (conjonctivite) sont fréquentes, et peuvent nécessiter une consultation spécialisée de dermatologie ou d'ophtalmologie, n'imposant pas nécessairement une réduction de dose ou un arrêt du traitement si les manifestations sont bien contrôlées par un traitement symptomatique ou si elles restent peu intenses. En dehors de toute pathologie des voies respiratoires, la ribavirine peut engendrer une toux sèche, parfois gênante. Au niveau biologique, le taux de plaquettes peut augmenter et il faut aussi surveiller de façon systématique le taux d'acide urique qui peut être majoré par la ribavirine et imposer la mise en route d'un traitement spécifique pour éviter la survenue de crises de goutte. Il est important de bien se rappeler que la ribavirine s'accumule dans les testicules chez l'homme et les ovaires chez la femme, et peut engendrer des modifications chromosomiques au niveau des spermatozoïdes et des ovocytes. Cela n'a aucune conséquence pour le patient traité, mais si une grossesse est mise en route en cours de traitement, il existe alors un risque de malformation chez l'enfant. Ainsi, il est obligatoire de ne pas mettre en route de grossesse pendant le traitement, et ce, jusqu'à 7 mois après l'arrêt du traitement si celui-ci s'applique à l'homme et 4 mois après l'arrêt si celui-ci s'applique à la femme. Une contraception efficace est nécessaire chez les deux partenaires, et un test de grossesse sera réalisé régulièrement au cours du traitement. Comme pour l'interféron, les effets secondaires induits par la ribavirine régressent complètement dans la grande majorité des cas après l'arrêt du médicament. |
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En cours de traitement, il sera nécessaire aussi de faire contrôler de façon systématique un troisième paramètre biologique grâce à une prise de sang : la TSH ultra sensible. Il s'agit d'une hormone thyroïdienne qui traduit le degré de fonctionnement de la glande thyroïde. En effet, l'interféron peut dérégler la thyroïde en la mettant en hyper ou en hypofonctionnement. Si tel était le cas, il est le plus souvent nécessaire de suspendre l'interféron le temps de corriger cette anomalie. Systématiquement avant de débuter le traitement, et en cas de point d'appel en cours de traitement, il est nécessaire de contrôler la fonction cardiaque. Chez les patients prédisposés, l'interféron peut être à l'origine de troubles du rythme ou d'insuffisance coronarienne responsable d'angine de poitrine voir beaucoup plus rarement d'infarctus du myocarde. Tous les autres effets secondaires induits par l'interféron sont beaucoup plus rares et souvent anecdotiques. Il s'agit essentiellement de maladies auto-immunes, c'est-à-dire que votre système immunitaire va devenir réactif vis-à-vis de certains organes et parfois engendrer de véritables maladies. Dans ce contexte, l'atteinte viscérale peut être très variable : diabète sucré, atteintes ophtalmiques ou auditives, pathologies cutanées, rhumatismales inflammatoires, rénales, pulmonaires,... Il est important de souligner que les effets secondaires induits par l'interféron régressent dans la grande majorité des cas après l'arrêt du médicament. Principaux effets secondaires et éléments de surveillance lors d'un traitement par ribavirine La ribavirine se prend par voie orale à une dose généralement de 1200 mg/jour pour les patients de plus de 75 kg, et de 1000 mg/j pour les autres. La dose est répartie en deux prises quotidiennes. Ce médicament est généralement beaucoup mieux toléré que l'interféron. L'effet secondaire le plus fréquent et quasi-constant est l'hémolyse (la drogue se concentre dans les globules rouges et en détruit un certain nombre). Une anémie apparaît alors dans les suites. Il est important de veiller à ce que le taux d'hémoglobine ne descende pas en dessous de 10 g/dL de sang; dans le cas contraire, le médecin peut être amené à réduire la posologie. Ce traitement doit donc être prescrit avec beaucoup de précautions chez les patients porteurs d'une maladie cardiaque qui risque d'être décompensée par l'anémie. |
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